Qu’à bien pu dire, Didier Deschamps, au moment où il a retrouvé Hatem Ben Arfa, lors du premier jour de stage d’entraînement de l’EDF du côté de Biarritz. Car pour ce premier stage, les réservistes étaient de la partie. En l’absence de pas mal de joueurs encore retenus par leurs clubs pour disputer les finales de coupes nationales et de ligue des champions, les premiers réservistes étaient présents, occasion pour les nouveaux de se familiariser avec le groupe France (Umtiti et Sidibé). Pour d’autres en revanche, il s’agissait de jouer les bouches-trous comme pour un certain Hatem Ben Arfa, dont le talent ne souffre d’aucune contestation, qui est réclamé par un bon nombre de connaisseurs suivant le football, mais qui a fait les frais de l’intransigeance de Didier Deschamps, au moment où ce dernier a effectué son choix.

Depuis pas mal de français sont perplexes quant aux réelles motivations ayant poussé Didier Deschamps à ne pas convoquer Hatem Ben Arfa et de surcroît aucun joueur à consonance maghrébine. A noter que cet échange s’est déroulé avant le rappel dans le groupe d’Adil Rami et la sortie fracassante de Eric Cantona. 

SportEuro s’est procuré grâce à une source dont nous ne dévoilerons pas l’identité, un enregistrement de l’échange ayant eu lieu entre Hatem Ben Arfa et Didier Deschamps au sortir de l’entraînement.

Hatem Ben Arfa : Coach, maintenant on doit se parler entre quatre yeux, vous pouvez plus m’esquiver comme ça. Depuis l’annonce de la liste aucun coup de fil, rien. Je suis zehef (en colère) contre vous un truc de malade.

Didier Deschamps : Tu devrais déjà être content d’être parmi nous. Parce que je te jure que si ça ne tenait qu’à moi, je ne t’aurais même pas retenu dans ma liste des réservistes. Tu devrais remercier Guy Stephan (entraîneur adjoint de Didier Deschamps), c’est lui qui a fait des pieds et des mains pour que je te prenne.

Hatem Ben Arfa : Parce que lui c’est un bon, il reconnaît le talent des vrais. Mais de toute façon pendant les 5 jours, les autres je vais leur faire la misère aux entraînements comme ça tout le public verra que je méritais ma place.

Didier Deschamps : Qu’est-ce que t’imagines toi ? Tu te crois encore du temps où on était à Marseille. Tu jouais le sale gosse, tu n’en faisais qu’à ta tête. J’ai bien réussi à te réussi à te mater à l’époque et sur ce coup là encore plus (rires).

Hatem Ben Arfa : De toute façon, toi, Laurent Blanc et toute ta clique, vous êtes des tocards. Lui, il était mouillé dans l’histoire des quotas, t’as vu. Je pense qu’il y a une autre histoire comme ça qui est en train de se former contre les arabes cette fois-ci. A cause de toi, Karim il est pas là, c’est à cause de toi que Samir, il a pris sa retraite. Même celui qui zozote tout le temps, celui qui rigole fort rien à chaque fois, j’ai oublié son blaze.

Didier Deschamps : Adil Rami ?

Hatem Ben Arfa : Ouais voilà c’est lui, même lui tu l’as pas pris. Alors que t’as pris des joueurs comme Mangala et Jallet qui sont flingués.

Didier Deschamps : Tu m’emmerdes Hatem, qu’est-ce que t’essaies de me dire ?

Hatem Ben Arfa : T’as pris des babtous (blanc) fragiles comme Lloris, Jallet, Koscielny, Giroud, Digne, Cabaye. Ils sont tous nuls à part Hugo peut-être. Y a Griezmann aussi mais c’est mon gars sûr. Pour les accompagner t’as pris que des renois. Truc de ouf ! En 1998, quand t’as soulevé la coupe du monde à la fin toute la France criait « Black, Blanc, Beur ». Tu crois vraiment que tu vas gagner avec une équipe de bras cassés comme ça ? (rires)

Didier Deschamps : Je vais pas discuter de ça avec toi Hatem, t’es trop con tu pourrais pas comprendre. Mais en plus en 1998, j’ai jamais compris pourquoi les gens criaient « Black, Blanc, Beur ». Il y avait un seul arabe c’était Zizou et encore c’est un Kabyle. En France, y a toujours de grands joueurs français de souche et des blacks et des Antillais. Sinon les maghrébins à part Zidane, je vois pas.

Hatem Ben Arfa : Ça veut dire quoi ça ?

Didier Deschamps : Que peut-être que vous n’êtes pas assez bons pour figurer en EDF.

Hatem Ben Arfa : T’es un grand fou toi, c’est grâce à Zidane que vous avez gagné la Coupe en 1998. Sans lui c’est Ronaldo qui l’aurait soulevé !

Didier Deschamps : Écoutes moi bien petit con parce que je te le répéterai pas. Déjà de une la coupe, c’est moi qui l’ait soulevé avec Laurent Blanc. A cause de Zizou, on est passés pour des moins que rien, personne ne parlait de moi, le capitaine de l’époque, c’était tout pour Zidane. Il n’a rien fait du tournoi à part mettre ses 2 coups de tête et fumer des clopes avec Barthez.

Hatem Ben Arfa : Donc c’est à cause de Zidane, tu prends plus les Maghrébins ?

Didier Deschamps : Interprètes ça comme tu veux Hatem.

Hatem Ben Arfa : Mais pourquoi tu prends les renois alors ?

Didier Deschamps : J’ai effectué ma formation avec des noirs, dont un qui fait partie de mes amis proche, Marcel Desailly. Ils sont irréprochables dans leurs attitudes en général. C’est pour ça que je les privilégie.

Hatem Ben Arfa : (éclats de rire) : C’est celui qui prend des selfies en salle de muscu à commenter les actions de jeu. Avec ses lunettes de soleil à la télé, il se prend pour Samuel. L Jackson le type.

Didier Deschamps : Tu peux rire tant que tu veux mais lui il a un palmarès que t’auras jamais.

Hatem Ben Arfa : Ouais pour l’instant, après dès que je vais signer au Barça ou à Paris, je vais gagner que des trophées et toi tu seras obligé de me sélectionner à la place des couillons que t’as pris.

Didier Deschamps : Je ne me projette pas aussi loin pour l’instant mon objectif c’est l’Euro, donc l’EDF c’est soit tu l’aimes ou soit tu la quittes. Je ne veux plus avoir à t’en reparler. Discussion close. Et à l’avenir, j’aimerais bien que tu aies des mots gentils à l’attention de l’EDF. Ça fera mieux passer la pommade si tu vois ce que je veux dire. On doit tous faire corps ensemble pour avoir les meilleurs résultats possibles. Si tu m’aides sur ce coup là, je te rendrai la pareille un jour !

 

 

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